mardi 29 septembre 2009

France Télécom, "des paroles, des paroles, des paroles" (air connu)

Suite au 24ème suicide à France Télécom, son président Didier Lombard a annoncé la fin de la mobilité au bout de trois ans des cadres. "Opération de com' !" crient les syndicats. Pour ces derniers, cela est loin d'être suffisant : ils demandent la fin des restructurations, la fin de la pression du chiffre et de la compétition qui a amené le service public d'antan à un accroissement de la concurrence et de l'individualisme au sein même des équipes de France Télécom.

"Les promesses n'engagent que ceux qui y croient" nous dit le vieil adage, et les salariés de france télécom ne semblent pas croire à celles de leur P-DG. "Il faut bien qu'il dise quelquechose, il souffre d'un manque total de crédibilité depuis qu'il a parlé de "mode " du suicide, cela a signé la fin du soutien qu'il avait pu avoir des cadres et des employés" confie un cadre technique.

Même si les suicides s'arrêtent, le malaise semble être solidement enraciné dans l'entreprise. Les syndicats dénoncent le mal-être de leurs collègues. Dans plusieurs secteurs, on observe des choses navrantes: les personnes affectés au service-client avec leurs boites d'antidépresseurs à côté du téléphone, le stress des cadres techniques engendré par la peur de ne pas atteindre les objectifs fixés par leurs chefs, ou encore la phrase rituelle " je n'en peux plus," je me sens mal ici" des personnes nouvellement mutées et délaissées dans un service qu'elles ne connaissent pas encore. Autant de symptômes qui, s'ils ne se termine pas obligatoirement par le suicide, sont autant de preuves d'une mauvaise politique de gestion de l'entreprise où le facteur humain a été délaissé.


Si la gestion humaine ne change pas dans la multinationale, il y a fort à parier que la vague de suicides continuera de ravager l'image de l'entreprise et la vie de ses salariés.



Sources: Reuters, AFP, Le Post, France Info.

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