"Touche le fond mais creuse encore" pourrait-on dire lorsque l'on voit la plongée vertigineuse du déficit public de la sécurité sociale. Les gouvernement successifs ont pendant longtemps pensé que le non-remboursement de certains médicaments non-génériques aurait pour effet de résorber en partie "le trou de la Sécu" qui hantent tous nos politiques depuis vingt ans. Mais rien à faire, surtout avec la crise économique qui s'ajoute au fardeau des acteurs de la scène publique qui cherchent à endiguer le problème : le déficit atteindra en 2010 les 33,6 milliards d'euros.
A cela, plusieurs raisons: la fonte des recettes à cause de la dégradation du marché du travail (dû en partie à la crise) , ainsi qu'à un sérieux problème de gestions dans toutes les branches de la Sécurité Sociale, notamment en matière de distribution et de remboursements de médicaments. On peut aussi rappeler que la France est le pays le plus consommateur de médicaments au monde selon l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Si le vieillissement de la population est en partie responsable de cela, ça n'explique pas tout: le lobbying des laboratoires pharmaceutiques et les intérêts économiques en jeu , ainsi que la surconsommation de médicaments chez les patients fournissent un autre éléments de réponse.
Aussi que dire de la gratuité de certains médicaments pour les immigrés n'étant pas forcément dans le besoin, lorsque ces médicaments là ne sont plus rembourser pour les nationaux ? Dans le livre Accueillir ou reconduire d'Alexis Spire, une guichetière du service des bureaux de l'immigration explique les abus courants en ces termes: " La Sécurité Sociale ne rembourse plus certains médicaments pour les Français, ce qui fait quand même une grosse différence pour les fonctionnaires comme nous, mais l'Etat prend en charge la santé des malades étrangers. Il y a quelquechose qui ne va pas là-dedans, ce n'est pas logique!" -Ce a quoi Alexis Spire ajoute-
"La possibilité pour les étrangers d'être admis en France lorsqu'ils sont atteint d'une pathologie non pris en charge dans leur pays d'origine est ici directement reliée à la dégradation de la protection sociale des travailleurs nationaux les plus pauvres" (p59) L'auteur ne met pas vraiment en doute l'affirmation de la guichetière dans les pages qui suivent...
Face à cela, quelles solutions apporte le gouvernement français ? L'augmentation du forfait hospitalier passerait alorsde 16 à 18€, la diminution du taux de remboursement de certains médicaments passerait de 35% à 15% de remboursement du prix, ainsi que le remplacement de certains médicaments par des génériques, et l'arrêt de l'exonération de prélèvements sociaux de certains contracts d'assurance-vie.
Une chose est certaine, ne rien faire serait la pire chose qui soit. Mais que cela n'empêche pas le gouvernement de choisir d'autres options que l'augmentation de prestations sociales.
Si le remplacement de certains médicaments par des génériques peut réduire la consommation et le cout de remboursement des médicaments, qu'en est-il de l'augmentation du forfait hospitalier ? Sur une retraite de 900€, cette augmentation de 2 euros devient effrayante pour une hospitalisation de plusieurs semaines pour un(e) retraité(e)! Est-ce véritablement une solution de tondre un peu plus les Français pour combler l'abysse de la sécurité sociale ? De même, ne pourrait-on pas envisager une alternative à la prise en charge total des immigrés malades, comme celle d'un dispensaire payé par les pays d'où proviennent ces migrants? Le choix de diminuer les taux de remboursements et de taxer des contrats d'assurance-vie relèvent plus de la "mesurette" et du "courtermisme" que de la réforme dont aurait besoin cette institution si chère aux Français depuis 1945.
Sources: Reuters, Accueillir ou reconduire - Enquête sur les guichets de l'immigration d'Alexis Spire Editions Raisons d'agir.
A cela, plusieurs raisons: la fonte des recettes à cause de la dégradation du marché du travail (dû en partie à la crise) , ainsi qu'à un sérieux problème de gestions dans toutes les branches de la Sécurité Sociale, notamment en matière de distribution et de remboursements de médicaments. On peut aussi rappeler que la France est le pays le plus consommateur de médicaments au monde selon l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Si le vieillissement de la population est en partie responsable de cela, ça n'explique pas tout: le lobbying des laboratoires pharmaceutiques et les intérêts économiques en jeu , ainsi que la surconsommation de médicaments chez les patients fournissent un autre éléments de réponse.
Aussi que dire de la gratuité de certains médicaments pour les immigrés n'étant pas forcément dans le besoin, lorsque ces médicaments là ne sont plus rembourser pour les nationaux ? Dans le livre Accueillir ou reconduire d'Alexis Spire, une guichetière du service des bureaux de l'immigration explique les abus courants en ces termes: " La Sécurité Sociale ne rembourse plus certains médicaments pour les Français, ce qui fait quand même une grosse différence pour les fonctionnaires comme nous, mais l'Etat prend en charge la santé des malades étrangers. Il y a quelquechose qui ne va pas là-dedans, ce n'est pas logique!" -Ce a quoi Alexis Spire ajoute-
"La possibilité pour les étrangers d'être admis en France lorsqu'ils sont atteint d'une pathologie non pris en charge dans leur pays d'origine est ici directement reliée à la dégradation de la protection sociale des travailleurs nationaux les plus pauvres" (p59) L'auteur ne met pas vraiment en doute l'affirmation de la guichetière dans les pages qui suivent...
Face à cela, quelles solutions apporte le gouvernement français ? L'augmentation du forfait hospitalier passerait alorsde 16 à 18€, la diminution du taux de remboursement de certains médicaments passerait de 35% à 15% de remboursement du prix, ainsi que le remplacement de certains médicaments par des génériques, et l'arrêt de l'exonération de prélèvements sociaux de certains contracts d'assurance-vie.
Une chose est certaine, ne rien faire serait la pire chose qui soit. Mais que cela n'empêche pas le gouvernement de choisir d'autres options que l'augmentation de prestations sociales.
Si le remplacement de certains médicaments par des génériques peut réduire la consommation et le cout de remboursement des médicaments, qu'en est-il de l'augmentation du forfait hospitalier ? Sur une retraite de 900€, cette augmentation de 2 euros devient effrayante pour une hospitalisation de plusieurs semaines pour un(e) retraité(e)! Est-ce véritablement une solution de tondre un peu plus les Français pour combler l'abysse de la sécurité sociale ? De même, ne pourrait-on pas envisager une alternative à la prise en charge total des immigrés malades, comme celle d'un dispensaire payé par les pays d'où proviennent ces migrants? Le choix de diminuer les taux de remboursements et de taxer des contrats d'assurance-vie relèvent plus de la "mesurette" et du "courtermisme" que de la réforme dont aurait besoin cette institution si chère aux Français depuis 1945.
Sources: Reuters, Accueillir ou reconduire - Enquête sur les guichets de l'immigration d'Alexis Spire Editions Raisons d'agir.
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