
Certains diront que cela est défini depuis longtemps, d'autres qu'il y a matière à réouvrir le débat tout de suite et d'autres que cela indiffère complètement...
Eric Besson, ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Développement solidaire a lancé lors du débat LCI-Le Figaro-RTL dimanche dernier l'idée d'un grand débat en france sur l'identité nationale afin de répondre à la question cruciale qui est: "qu'est-ce qu'être français ?" Lors du débat LCI-Le Figaro-RTL, Eric Besson a mis en exergue "la burqa" comme "contraire aux valeurs républicaines et françaises", ce qui l'amène à affirmer que prochainement, des questions, des débats seront amenés sur la scène publique par l'entremise des préfets, sur notre identité nationale.
Parmi les observations du ministre Besson, on trouve l'idée de faire entendre la Marseillaise aux Français une fois par an, de réaffirmer les valeurs et les principes républicains., ainsi que la connaissance de notre propre histoire. Pourquoi pas dirait-on? Mais le débat risque d'être parasité par le fait que le ministère de monsieur Besson s'occupe à la fois de l'identité nationale et de l'immigration. Une question se pose alors: se définit-on par rapport aux étrangers? L'identité et la culture françaises sont-elles adversaires d'identités et de cultures présentes dans d'autres pays ?
Un autre problème se pose: lorsque le thème des symboles français et républicains est abordés en France, ressort une fois de plus le spectre du Front national. Depuis que la gauche et une partie de la droite ont jeté aux orties tout ce qui avait trait au national, il est devenu suspect de parler de d' "identité nationale" ou d' "identité française", puisque le parti de Jean-Marie Le Pen a récupéré dans la rivière tout ce qui a été évacué depuis Valéry Giscard d'Estaing, jusqu'à Nicolas Sarkozy en passant par François Mitterrand et qui faisait la richesse de notre patrimoine commun. Aux fers, donc, le drapeau, Marianne, l'hymne national, emprisonnés dans les mairies ou recyclés dans le sport, lorsque l'hymne national n'est pas sifflé par des supporters pourtant français...
Quelle image n'avons-nous pas donné depuis trente ans au monde ! La nature ayant horreur du vide, nos politiques ont cru bon de remplacer cela par l'Europe (oubliant qu'on ne fait pas une cohésion inter-nations avec des quotas laitiers ou des taux de déficit indépassables.) Quand l'Europe est trop lointaine, il fallait une compensation: ce fut "l'antiracisme" et le "métissage"; l'antiracisme sous Mitterrand comme machine de guerre à agiter le chiffon brun vers la droite pour la lier avec le FN pour mieux la briser, et le métissage pour justifier la mondialisation, l'arrivée massive de migrants dans les années 1980 avec l'utilisation accrue du regroupement familial dans les banlieues; faisant oublier que la France pratiquait le métissage depuis Clovis, jusqu'à la IVème république en passant par les conquêtes de territoires des rois de France et des révolutionnaires, par le biais d'une assimilation culturelle et politique des nouveaux venus sans cesse modifiée et adaptée en fonction des conditions historiques.
Entre le pusilianisme de certains de nos politiques au pouvoir et l'acharnement nationaliste d'autres qui en sont exempts, il y a un manque de débat et déjà un afflux de polémique!
Sources: Le Nouvel Observateur, Reuters, Le Point, AFP.
Eric Besson, ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Développement solidaire a lancé lors du débat LCI-Le Figaro-RTL dimanche dernier l'idée d'un grand débat en france sur l'identité nationale afin de répondre à la question cruciale qui est: "qu'est-ce qu'être français ?" Lors du débat LCI-Le Figaro-RTL, Eric Besson a mis en exergue "la burqa" comme "contraire aux valeurs républicaines et françaises", ce qui l'amène à affirmer que prochainement, des questions, des débats seront amenés sur la scène publique par l'entremise des préfets, sur notre identité nationale.
Parmi les observations du ministre Besson, on trouve l'idée de faire entendre la Marseillaise aux Français une fois par an, de réaffirmer les valeurs et les principes républicains., ainsi que la connaissance de notre propre histoire. Pourquoi pas dirait-on? Mais le débat risque d'être parasité par le fait que le ministère de monsieur Besson s'occupe à la fois de l'identité nationale et de l'immigration. Une question se pose alors: se définit-on par rapport aux étrangers? L'identité et la culture françaises sont-elles adversaires d'identités et de cultures présentes dans d'autres pays ?
Un autre problème se pose: lorsque le thème des symboles français et républicains est abordés en France, ressort une fois de plus le spectre du Front national. Depuis que la gauche et une partie de la droite ont jeté aux orties tout ce qui avait trait au national, il est devenu suspect de parler de d' "identité nationale" ou d' "identité française", puisque le parti de Jean-Marie Le Pen a récupéré dans la rivière tout ce qui a été évacué depuis Valéry Giscard d'Estaing, jusqu'à Nicolas Sarkozy en passant par François Mitterrand et qui faisait la richesse de notre patrimoine commun. Aux fers, donc, le drapeau, Marianne, l'hymne national, emprisonnés dans les mairies ou recyclés dans le sport, lorsque l'hymne national n'est pas sifflé par des supporters pourtant français...
Quelle image n'avons-nous pas donné depuis trente ans au monde ! La nature ayant horreur du vide, nos politiques ont cru bon de remplacer cela par l'Europe (oubliant qu'on ne fait pas une cohésion inter-nations avec des quotas laitiers ou des taux de déficit indépassables.) Quand l'Europe est trop lointaine, il fallait une compensation: ce fut "l'antiracisme" et le "métissage"; l'antiracisme sous Mitterrand comme machine de guerre à agiter le chiffon brun vers la droite pour la lier avec le FN pour mieux la briser, et le métissage pour justifier la mondialisation, l'arrivée massive de migrants dans les années 1980 avec l'utilisation accrue du regroupement familial dans les banlieues; faisant oublier que la France pratiquait le métissage depuis Clovis, jusqu'à la IVème république en passant par les conquêtes de territoires des rois de France et des révolutionnaires, par le biais d'une assimilation culturelle et politique des nouveaux venus sans cesse modifiée et adaptée en fonction des conditions historiques.
Entre le pusilianisme de certains de nos politiques au pouvoir et l'acharnement nationaliste d'autres qui en sont exempts, il y a un manque de débat et déjà un afflux de polémique!
Sources: Le Nouvel Observateur, Reuters, Le Point, AFP.
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