
C'est donc dans le Jura que fait escale le président de la République pour parler aux agriculteurs, qui manifestent depuis la rentrée, surtout dans le domaine laitier, contre la hausse des prix qui fait qu'ils vendent désormais à perte et ne peuvent plus vivre raisonnablement de leur métier. Mais le problème agricole s'étend à presque toutes les filières : de la viande au lait en passant par le vin, la pêche et les fruits & légumes, c'est tout un pan de notre agriculture qui dépérit petit-à-petit, lentement mais sûrement...
Bruno Lemaire, ministre de l'agriculture, avait récemment annoncé que l'Union Européenne avait débloqué plusieurs millions d'aide pour l'agriculture française dans le cadre de la Politique Agricole Commune (PAC). Cela n'a pas eu d'effet sur le mécontentement manifeste des agriculteurs et surtout des producteurs de lait qui ont déversé des litres de lait sur les CRS et dans les rues de la capitale française et européenne. Cette manifestation fut relayée ail y a quelques jours par les autres filières agricoles. La promesse de Nicolas Sarkozy d'un milliard de prêts bonifiés et de 650 millions d'euros d'aides risque elle aussi de faire... chou blanc.
Etant un habitué des messages plus ou moins discrètement envoyés à ses ministres et à son électorat, le président de la République a fait d'une pierre deux coups en affirmant son attachement à la terre et "le lien charnel qu'a la France avec son agriculture, qui est un élément de notre identité nationale". Une façon comme une autre de soutenir le "vaste débat" que veut lancer son ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Dévelopement solidaire, Eric Besson.
Plus concrètement, on assiste à une véritable myopie du pouvoir politique. Que ce soit Michel Barnier ou Bruno Lemaire ou encore Nicolas Sarkozy, aucun ne semble comprendre le monde agricole rural, pourtant parti intégrante de l'électorat de droite depuis fort longtemps. Loin d'un Jacques Chirac qui restait des heures au Salon de l'agriculture de Paris ou qui arrosait les agriculteurs de subventions en Corrèze du temps où il était député sous Pompidou, en 1971. La droite parlementaire semble avoir oublié cet électorat fidèle en se rapprochant de plus en plus du CAC 40 et de la finance mondialisée, perdant le sens de la réalité terrestre. Les agriculteurs ne veulent pas mourir ou survivre en devenant les fonctionnaires du monde rural avec des subventions de la PAC. Ils aspirent à pouvoir de nouveau à vivre du fruit de leurs efforts et de la terre.
Ce n'est que lorsque la droite UMP aura compris cela que ses rapports avec le monde agricole se détendront.
Sources: Reuters, France Soir, Le Figaro.
Bruno Lemaire, ministre de l'agriculture, avait récemment annoncé que l'Union Européenne avait débloqué plusieurs millions d'aide pour l'agriculture française dans le cadre de la Politique Agricole Commune (PAC). Cela n'a pas eu d'effet sur le mécontentement manifeste des agriculteurs et surtout des producteurs de lait qui ont déversé des litres de lait sur les CRS et dans les rues de la capitale française et européenne. Cette manifestation fut relayée ail y a quelques jours par les autres filières agricoles. La promesse de Nicolas Sarkozy d'un milliard de prêts bonifiés et de 650 millions d'euros d'aides risque elle aussi de faire... chou blanc.
Etant un habitué des messages plus ou moins discrètement envoyés à ses ministres et à son électorat, le président de la République a fait d'une pierre deux coups en affirmant son attachement à la terre et "le lien charnel qu'a la France avec son agriculture, qui est un élément de notre identité nationale". Une façon comme une autre de soutenir le "vaste débat" que veut lancer son ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Dévelopement solidaire, Eric Besson.
Plus concrètement, on assiste à une véritable myopie du pouvoir politique. Que ce soit Michel Barnier ou Bruno Lemaire ou encore Nicolas Sarkozy, aucun ne semble comprendre le monde agricole rural, pourtant parti intégrante de l'électorat de droite depuis fort longtemps. Loin d'un Jacques Chirac qui restait des heures au Salon de l'agriculture de Paris ou qui arrosait les agriculteurs de subventions en Corrèze du temps où il était député sous Pompidou, en 1971. La droite parlementaire semble avoir oublié cet électorat fidèle en se rapprochant de plus en plus du CAC 40 et de la finance mondialisée, perdant le sens de la réalité terrestre. Les agriculteurs ne veulent pas mourir ou survivre en devenant les fonctionnaires du monde rural avec des subventions de la PAC. Ils aspirent à pouvoir de nouveau à vivre du fruit de leurs efforts et de la terre.
Ce n'est que lorsque la droite UMP aura compris cela que ses rapports avec le monde agricole se détendront.
Sources: Reuters, France Soir, Le Figaro.
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